Fondée en 1471 au pied des montagnes du Rif, Chefchaouen est devenue l'une des images les plus connues du Maroc : une médina peinte en bleu, accrochée à la pente. Sa taille modeste et son relief en font une étape à part dans un circuit, qui se prépare autrement qu'une grande ville impériale.
Comment un groupe arrive à Chefchaouen ?
La ville se trouve à environ deux heures de route de Tanger, un peu plus d'une heure de Tétouan et environ quatre heures de Fès, par des routes de montagne. L'autocar dépose le groupe aux abords de la médina, près de Bab el Ain. Le vrai sujet, ce sont les bagages : aucun véhicule ne remonte les ruelles, il faut donc prévoir des porteurs ou un petit véhicule jusqu'au point le plus proche de chaque hébergement.
Une journée ou une nuit sur place ?
L'aller et retour depuis Fès représente une longue journée de route pour quelques heures de visite. Dans un circuit du nord, Chefchaouen trouve naturellement sa place entre Tanger ou Tétouan et Fès, avec une nuit sur place. Le groupe découvre alors la ville en fin de journée et tôt le matin, quand les ruelles sont calmes et que la lumière est la plus belle pour les photos.

Que voir dans la médina ?
La médina est construite sur une pente : on monte et on descend des marches en permanence. Il vaut mieux le signaler aux participants avant le départ, et prévoir un parcours adapté autour des places pour les voyageurs à mobilité réduite. Les principaux arrêts :
- La place Outa el Hammam, cœur de la médina, avec la kasbah et son jardin, et la grande mosquée au minaret octogonal.
- Ras el Ma, la source au bord de la médina, avec ses lavoirs traditionnels.
- La mosquée espagnole, sur la colline en face, pour la vue sur toute la ville au coucher du soleil. La montée à pied prend environ trente minutes.
- Les boutiques d'artisans : tissages, vanneries, objets en bois.
Où loger un groupe à Chefchaouen ?
La médina compte surtout des maisons d'hôtes et des riads de quelques chambres. Un groupe important est donc réparti entre plusieurs maisons voisines, ou logé dans un hôtel plus grand en bordure de la médina, avec des chambres réservées tôt au printemps et en automne. Nous détaillons cette question dans notre article Riads et groupes : combien de chambres au maximum ?

Photographier la ville bleue : quelles règles de courtoisie ?
Les ruelles les plus photographiées sont aussi des lieux de vie. Les portes et les escaliers sont souvent ceux de maisons habitées : il vaut mieux ne pas bloquer les passages, parler à voix basse et toujours demander avant de photographier une personne. Un rappel au groupe avant la visite, par le guide, suffit en général à éviter tout malaise.
Ici, les habitants vivent derrière les portes que tout le monde photographie. Le respect du quartier fait partie de la visite.



